Alain Finkielkraut: « Le parti du déni me traite de réac ! »


L’oubli de la nature 

Le 6 mai 2019, la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique de la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) a lancé l’alerte : sur les huit millions d’espèces animales et végétales existantes, un million risquent de disparaître à brève échéance de la surface de la Terre ou du fond des eaux. Et cette mort annoncée n’aura rien de naturel. Elle sera due à l’urbanisation forcenée, à la pêche intensive et à la surexploitation des terres agricoles.
Le projet moderne consistait, depuis Descartes et Francis Bacon, à se rendre maître et possesseur de la nature pour améliorer le sort de l’humanité. Comme l’a montré Leo Strauss, « la philosophie ou science ne devait plus être entendue comme essentiellement… (Lire la suite)