« Inscrire l’écologie dans la Constitution ? Ce serait abandonner le pouvoir aux juges »
TRIBUNE - Le chef de l’État entend inscrire dans la Constitution que la République «agit pour la préservation de l’environnement et de la diversité biologique et contre les changements climatiques». Une telle phrase aurait des conséquences juridiques graves, argumentent l’ancien membre du Conseil constitutionnel et l’ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel.
Dans son discours de politique générale à l’Assemblée, le premier ministre a indiqué qu’il proposerait, au titre de l’«ambition écologique» du gouvernement, une modification de l’article 1er de la Constitution pour y introduire la «lutte contre le changement climatique». Il ne cachait pas, par ailleurs, qu’il avait «mis du temps à considérer que ces enjeux étaient aussi urgents que la défense de l’emploi ou la sécurité».
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