Le concept d'islamophobie est un leurre, une illusion, une intoxication !



L’habileté de l’islamisme, dans les pays occidentaux, est d’emprunter le langage des droits de l’homme, qui nous intimide et nous leurre.

L’islam est-il compatible avec la démocratie ?

A cette question, Philippe d’Iribarne répond en pointant la multiplicité des critères à prendre en compte – Quelle démocratie ? Celle du droit de la majorité ou celle des libertés individuelles ? et pour quel islam ? populaire ou dogmatique ? Religieux ou politique ? – et la complexité des enjeux à mesurer.

Chercheur au CNRS et spécialiste de la diversité, il insiste sur le poids écrasant de ce qu’il appelle “l’unanimité et les certitudes” au sein des sociétés marquées par l’islam ; sur ce fil conducteur qui, partout, incite à “la réprobation des voix discordantes” - que celles-ci soient politiques, religieuses ou individuelles –, constitue “une résistance au principe même de pluralité” et, par conséquent, à l’émergence d’une authentique pensée démocratique. Une pensée capable d’accepter et de gérer le pluralisme et non de se résumer à “un règne de la majorité” susceptible de faire barrage au pluralisme au nom même de la démocratie. Complexe. Et terriblement révélateur, selon lui, des implications et enjeux d’un sujet – l’islam et la démocratie – que beaucoup, en Occident, semblent avoir sous-estimé.