L'Edito de Tillinac: Une question d'image

Ainsi Wauquiez tire-t-il sans plus tergiverser les conséquences de l'échec de sa liste aux européennes, pourtant conduite par Bellamy avec une louable fraîcheur d'âme. Au-delà de cet échec, à vrai dire inéluctable, ce bretteur fougueux et intrépide souffrait depuis son élection à la présidence du parti LR d'une sourde contestation de sa légitimité. Trop de concurrents lui tiraient dans les pattes, le sérail parisianiste se méfiait de lui et surtout son parti, barcasse à la dérive, était un boulet plutôt qu'un bouclier. Il aurait fallu pour le moins un changement d'appellation et un corpus doctrinal identifiable. Au lieu de quoi, Wauquiez a dû godiller entre des clans en bisbille pour maintenir une fiction d'unité. Personne chez Les Républicains n'indexait sa carrière sur l'avenir de ce parti fantoche. De partout fusait, en outre, une acrimonie qui visait sa personne ; on le jugeait, pêle-mêle, arriviste et versatile. (Lire l'article)