Balkany, justice des mineurs, théorie du genre: ces vérités qu’il faut bien écrire
Lire également: LE DEBAT SUR LA MAJORITE PENALE N'EST PAS UN DEBAT MINEUR par Laurent Sailly.
Cette semaine encore, certaines thématiques ne devraient être écrites que du bout des doigts et éviter d’être dites de peur de se brûler la langue.
Mais avant que d’examiner les questions brûlantes, de la répression des enfants mineurs à celle de M Balkany, du genre à l’union des droites, une question plus générale me hante et à laquelle je ne répondrai, faute d’en connaître la réponse: dans le combat culturel que livre le discours populiste et maladroit au politiquement correct mieux médiatisé, qui est en passe de l’emporter?
Les corrects qui impressionnent encore de leurs malédictions une frange de l’opinion impressionnable ou les frustres qui inspirent la sympathie pour les maudits?
Les résultats s’annoncent serrés, merci de répondre à la rédaction qui transmettra.
Les enfants d’abord. Il est toujours ingrat de devoir réprimer les mineurs. En France, l’idéologie de Gilbert Cesbron et de ses chiens perdus sans colliers a toujours cours dans les milieux qui ne risquent pas beaucoup d’être cruellement mordus. L’un des phénomènes majeurs de l’époque concerne l’ensauvagement des enfants. Ils n’ont plus grand-chose à voir, ni physiquement ni psychologiquement avec ceux du siècle précédent. Dix centimètres et dix kilogrammes de plus. L’autorité du père ou du maître ne sont plus. Ils ont à la merci des vidéo-clips de raps et des vidéos -films pornographiques qui ont en commun la haine et la violence débridées.
Sans parler d’une immigration dont il faut bien parler avec son intégration largement ratée. Dans les quartiers, les grands frères ne peuvent plus tenir les petits. Ou quand certains les tiennent, c’est pour mieux s’en servir. Voilà pourquoi certains mineurs sont armés ou pratiquent des tournantes dans les caves. Par une très cruelle coïncidence, ce jour du 13 juin où Mme Belloubet annonçait son intention de déresponsabiliser pénalement les mineurs de 10 à 13 ans, sous les applaudissements compromettants du Syndicat de la Magistrature, Angélique Negroni publiait dans le Figaro un article intitulé: «ces insaisissables «mineurs marocains» qui hantent les villes». On y découvre des mineurs violents et incontrôlables «des groupes d’enfants qui viennent s’échouer dans des villes à la recherche de squats, d’abris de fortune et de rapines.» «Au début on les avait aidés mais ils se sont montrés trop violents avec nous et ils ont commis trop de vols dans le quartier» raconte une jeune femme thaïlandaise. On apprend également que les magistrats déboussolés nomment «mijeurs» les jeunes délinquants sans-papiers dont il n’est pas possible avec une juridique certitude d’établir l’âge précis et la possibilité de réprimer.
