PNF et Macronie: petits arrangements entre amis…


Gérard Collomb a dû comprendre ce qui l’attendait pour avoir manqué au monarque en démissionnant de son poste de ministre de l’Intérieur et en voulant poursuivre sa tâche de maire à la tête de la deuxième ville de France. Vous cochiez ces deux cases Monsieur Collomb et on va vous apprendre les règles du macronisme en marche. D’abord, Gilles Boyer vous a prévenu, les maires qui ne soutiennent pas Emmanuel Macron sont des ennemis, position confirmée par Marlène Schiappa exposant ses rêves de parti unique. Et ensuite il faut faire de la place pour les amis, et en caser le plus possible à la tête des grandes villes aux prochaines municipales. Utilisant la méthode désormais classique de l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques, on vous a infligé un joli rodéo judiciaire et le lynchage médiatique qui l’accompagne.

Avant l’arrivée future des juges d’instruction militants du Pôle d’instruction qui prendront la suite avec diligence… Nul doute qu’assez rapidement des pièces tronquées arriveront sur le bureau de journalistes amis qui ne se feront pas prier pour en faire bon usage. La liste de ceux qui, objets de ce genre d’assiduités, pourraient vous dire « bienvenue au club » constitue désormais une litanie, qui s’allonge tous les jours. C’est Marine Le Pen, patronne du premier parti de France déjà cible d’un acharnement judiciaire déterminé, convoquée pour être mise en examen pour s’être défendue en rendant public le fac-similé d’une incroyable convocation judiciaire chez le psychiatre ! C’est Jordan Bardella faisant la course en tête dans la campagne pour les européennes, à qui on jette dans les jambes une accusation « d’emploi fictif ». (Lire la suite de l'article)