L’Europe a-t-elle (aujourd’hui) les moyens de résister à la nouvelle guerre que lui mène la Russie ? - Par François Chauvancy, Elizabeth Sheppard Sellam et Jean-Michel Valantin
Le mot de Méchant Réac® - Par Laurent Sailly
Atlantico analyse la capacité de l’Europe à résister à la
guerre hybride menée par la Russie, dans un contexte de désengagement
américain et de tensions politiques internes.
La géopoliticienne Elizabeth Sheppard Sellam, maître
de conférences à l’université de Tours et chercheuse en relations internationales
et sécurité, souligne que Moscou cherche avant tout à exploiter les
fractures politiques européennes plutôt qu’à retourner l’opinion publique dans
son ensemble. Elle insiste sur la nécessité de renforcer la résilience civile
et la préparation des sociétés européennes face aux menaces hybrides.
Le général François Chauvancy, président de
l’Association Nationale des Officiers de Carrière en Retraite (ANOCR) et
consultant en géopolitique, rappelle que la Russie combine sabotages,
cyberattaques et opérations d’influence pour accroître le coût politique de la
confrontation. Il estime que l’Europe dispose d’un dispositif militaire
dissuasif, mais traverse une fenêtre de vulnérabilité jusqu’en 2030.
Enfin, Jean‑Michel Valantin, docteur et chercheur
en études stratégiques, collaborateur du Small Wars Journal, du Grand
Continent et de la Red Team Analysis Society, analyse la « stratégie
liminale » russe, conçue pour instiller le doute et fragmenter la volonté
politique européenne. Selon lui, la question centrale n’est pas seulement
militaire, mais réside dans la capacité des démocraties européennes à maintenir
un consensus stratégique.
