Dépendance au gaz russe : L’Allemagne, ce traître énergétique - Par Samuel Furfari et Loïk Le Floch-Prigent
L'aversion pour l’énergie nucléaire a conduit l'Allemagne et l'Union européenne à une dépendance déraisonnable vis-à-vis de l’énergie russe.
En octobre dernier, dans une tribune dans ce même média, nous avions mis en garde contre les conséquences pour l’UE de suivre la doctrine allemande en matière de politique énergétique. Après les élections du 26 septembre, le gouvernement d’outre-Rhin, avec le parti écologique, s’est obstinément engagé dans l’EnergieWende. Wende signifie « retournement de situation », que nous, francophones, avons traduit par « transition ». Leur politique consiste à promouvoir « quoiqu’il en coûte » l’énergie éolienne et solaire (dans l’un des pays les moins ensoleillés de l’UE), à mettre fin à la production locale de lignite (le combustible fossile le moins cher du monde) et, surtout, à fermer ses centrales nucléaires en parfait état de marche, qui pourraient encore fonctionner pendant une vingtaine d’années.
Qu’ils veuillent être extrémistes, cela les regarde. Le problème est que, compte tenu de sa puissance économique et donc politique, l’Allemagne a imposé sa doctrine à l’ensemble de l’UE qui l’a transposé en un Pacte vert.
