«Le libéralisme, ce mot interdit en France» - Tribune Collective

L’emprise de l’État sur l’économie, la société civile et nos vies mêmes ne cesse de s’accroître. C’est là une cause majeure du malheur français, plaident les auteurs.

Comme de très nombreux Français, nous avons été déçus par la campagne électorale. La conjonction de la guerre, du Covid, de la crise économique et sociale devrait inspirer à la classe politique d’autres discours et d’autres réformes. Ce ne sont pas des promesses, des chiffres, des listes de nouvelles réglementations qui peuvent nous redonner espoir pour les années à venir.

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Confier à un président ou une présidente et ses ministres la politique de notre pays pour cinq ans est un vrai choix de société. Ce choix peut-il se faire seulement entre le despotisme (le chef de l’État seul fera le mieux possible) et le populisme (tout changer, ignorer le contexte mondial)? Nous voudrions avoir un choix plus profond, en rupture avec ce que nous propose la classe politique depuis des décennies, mais nous n’avons pas repéré d’offre politique nouvelle.

Nous attendons une rupture avec le tout État, le tout politique. L’État a tout envahi, et régit - entre autres - notre travail, notre revenu, notre santé, nos retraites, nos écoles, nos logements, nos transports, notre nourriture et jusqu’à notre culture et nos religions.

Cet État se veut providence, mais au prétexte de justice sociale il ne tient plus compte du mérite personnel, de l’effort, du savoir, de l’initiative. Il finance ainsi l’assistanat, les privilèges, les fraudes et les corruptions. C’est un État jacobin, qui dirige tout depuis les ministères de la capitale et ignore les réalités locales.

Parmi les signataires figurent: 
  • Pr. émérite Pascal Salin (Université Paris Dauphine), président de l’Association pour la liberté économique et le progrès social (Aleps) ; 
  • Jean Philippe Delsol, avocat à la Cour, président de l’Iref (Institut de recherches économiques et fiscales) ; 
  • Pr Jean Philippe Feldman, avocat à la Cour, professeur à Sciences Politiques ; 
  • Pr. émérite Jacques Garello (Université Aix Marseille) ; 
  • Chantal Delsol, philosophe, membre de l’Institut ; Pr. François Facchini (Université Paris 1) ; 
  • Pr. Pierre Garello, directeur du Journal des Libertés (Université Aix-Marseille) ; 
  • Pr. Alain Laurent, philosophe, directeur de la collection «Bibliothèque classique de la liberté» aux Éditions Les Belles Lettres ; 
  • Nicolas Lecaussin, directeur de l’Iref ; 
  • Henri Lepage, économiste, directeur de l’Institut Turgot...