Quand la structure de l’économie commande l’endettement des pays - Par Claude Sicard

La France a un endettement extérieur qui ne cesse de croitre, et la réduction de la dette est bien l’un des défis à relever par notre pays, dans les années à venir, une tâche difficile qui va échoir à notre prochain président de la république. On est passé de 20 % du PIB en 1980, à 60% en 2000, pour en arriver, à présent, à 113 %, et le coût de la dette va représenter la somme de 39,5 milliards d’euros en 2022, un montant égal au budget de la Défense.


Dans le dernier numéro de l’hebdomadaire Le Figaro magazine, l’économiste Nicolas Baverez nous dit : « Notre pays se range parmi les nations du sud sous-productives et sur-endettées, et la maitrise de la dette publique, loin d’être accessoire, constitue une priorité dans la stratégie de redressement de la France ». Et l’on est d’autant plus en droit de s’en inquiéter que les taux vont remonter. Mais les candidats à l’élection présidentielle ont très peu parlé du problème de la réduction de la dette, à l’exception de Valérie Pécresse qui a proposé dans son programme de la ramener à 100 % du PIB d’ici à la fin de son mandat. Quant à Emmanuel Macron, il a indiqué qu’il réduirait la dette à partir de 2026, et ramènerait le déficit du budget de la nation en dessous de 3% du PIB, en 2027 (Les Echos du 21 mars 2022).

Il faut donc voir comment pour les pays se pose ce problème très difficile de la dette et de sa réduction, un grand nombre de pays se trouvant confrontés à présent à la nécessité de ne pas aggraver davantage encore leur endettement extérieur du fait de la probable hausse des taux d’intérêt dans les années à venir. Déjà, dans le cas de la France, le coût de la dette s’est inversé, en 2021.