Il est temps de se reconcentrer sur le régalien - Par Alain Laurent
La liberté, ça se défend, et de manière musclée s’il le faut : le retour de la primauté du régalien et de la résolution de faire ce qu’il faut pour l’inscrire dans les faits en sont le prix à payer.
« Le régalien » vous dis-je ! Sous la pression d’une contrariante réalité caractérisée par la montée des violences et autres désordres à l’intérieur de nos frontières et le soudain retour du nationalisme guerrier à l’extérieur, c’est, avec le pouvoir d’achat, le sujet majeur qui s’impose dans la campagne des élections présidentielles. Le régalien ?
Voici comment, dans l’étrange idiosyncrasie française demeurant tout imprégnée de nostalgie monarchique (régalien : ce qui étymologiquement relève du seul ressort du pouvoir du roi !), l’on désigne tout ce qui relève de la protection de la sécurité interne (justice, police) et externe (défense, diplomatie) de la nation. Et qui, partout ailleurs qu’en France, renvoie plus clairement aux fonctions primordiales et aux responsabilités d’un gouvernement démocratique : d’abord garantir leur survie aux citoyens ainsi qu’une paisible jouissance de leurs libertés fondamentales.
