De la Russie à la Chine, Emmanuel Macron et l’illusion de la « puissance d’équilibre » - Par Jean-Sylvestre Mongrenier
Le voyage d’Emmanuel Macron à Pékin et la valorisation de la Chine comme faiseur de paix font écho aux erreurs stratégiques commises par le président français à propos de la Russie. A l’origine du ce « mal français », une excessive confiance en soi et l’illusion de pouvoir se poser en puissance d’équilibre.
On sait ce qu’il advint du « reset » à la française. Jusqu’au bout pourtant, le président français voulut ne pas voir ce qui se préparait sur le front ukrainien. Pire encore. Ne pas avoir compris que Poutine préparait une grande offensive militaire, donnant une nouvelle ampleur à la guerre déclenchée neuf ans plus tôt, serait une manifestation d’intelligence. Les Français sont « cartésiens » paraît-il, et le réel est vraiment trop bête. C’est pourquoi les Américains et les Britanniques, obtus, comprirent ce qui se tramait (damnés « Anglo-Saxons »). Quant aux Polonais, Baltes et autres Centre-Européens, prisonniers de leur « russophobie », ils auraient bénéficié d’un effet d’aubaine. Qui sait si leurs noires anticipations ne précipitèrent pas les événements ?!
