La transition écologique va produire du chômage - Par Philbert Carbon
Des étudiants, présents dans les défilés contre la réforme des retraites, interrogés par le magazine Marianne, faisaient le lien entre la « casse sociale » et la « cause environnementale ». Pour eux, la réforme du Gouvernement est une « hérésie, tout comme l’immobilisme dans la lutte contre le changement climatique ». Ils ont raison de rapprocher « casse sociale » et politique écologique, mais le lien entre les deux n’est pas celui qu’ils croient. Une étude montre que « La transition écologique pourrait avoir un coût social important ».
Le coût exorbitant des politiques écologiques
Nous savions que la transition écologique, imposée à marche forcée, allait nous coûter très cher. Le célèbre militant écologiste Jean-Marc Jancovici n’a-t-il pas calculé que, si nous passions à 100 % d’énergie renouvelable, l’électricité coûterait six à huit fois plus cher qu’avec le nucléaire ? Elle pourrait ainsi peser jusqu’à 30 % du budget des ménages français, voire davantage si l’on prend en compte le coût de l’électricité pour les entreprises qui sera inclus dans le prix des produits et services.
La Bank of America a, de son côté, estimé que la neutralité carbone coûterait 130 000 milliards d’euros d’ici 2050 (une année et demi de PIB mondial), soit 17 000 euros par habitant de la Terre ! Une somme proprement astronomique dont on se demande qui va, et surtout qui pourra, la payer. D’autant plus que, toujours selon la Bank of America, l’inflation devrait se maintenir à un niveau élevé afin de financer l’augmentation du bilan des banques centrales.
Mais la transition écologique n’a pas qu’un coût économique, elle a aussi un coût social.
