Faut-il supprimer l’OMS ? - Par Élodie Messéant

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) est censée être l’autorité de référence en matière de santé publique, mais son utilité, sa gestion des crises et son indépendance politique sont de plus en plus remises en question. Des pays comme les États-Unis, l’Italie et l’Argentine veulent s’en détacher et dénoncent une structure aussi défaillante que politisée.


En janvier dernier, Donald Trump, tout juste réélu, a signé un décret officialisant le retrait américain de l‘OMS, invoquant sa gestion de la pandémie de Covid-19 et un financement qu’il juge disproportionné par rapport à d’autres pays : les États-Unis, premiers contributeurs, ont versé 1,28 milliard de dollars pour l’exercice 2022-2023, soit 14 % du budget total, contre seulement 157 millions pour la Chine. Le même mois, Matteo Salvini, vice-président du Conseil des ministres en Italie, a présenté un projet de loi pour quitter une institution qu’il juge, lui aussi, trop coûteuse et trop proche des industries pharmaceutiques. En février, le président argentin Javier Milei a menacé de s’en retirer du fait « de profondes divergences sur la gestion sanitaire » et de « l’influence politique de certains États ».

Lire la suite en accès libre : Faut-il supprimer l’OMS ?