Le climat fait de moins en moins de dégâts et de moins en moins de…morts - Par Jean-Philippe Delsol et Nicolas Lecaussin
Le mot de Méchant Réac® - Par Laurent Sailly
Par deux brefs billets parus dans Contrepoints, et signés par Jean-Philippe Delsol et Nicolas Lecaussin (président et directeur de l’Iref) montrent : d’une part que le marché de la réassurance a enregistré en 2026 une forte baisse des tarifs, signe que les sinistres climatiques de 2025 ont été moins importants que ne le prétendent les discours alarmistes ; et d’autre part que grâce aux progrès technologiques et à une meilleure préparation des sociétés, la mortalité mondiale liée à ces catastrophes a atteint en 2025 l’un de ses niveaux les plus bas.
Par Jean-Philippe Delsol
Sauf que :
Selon Les Echos du 6 janvier 2026, « Après une baisse de 8 % en 2025, les tarifs de la réassurance ont chuté de plus de 14 % lors des renouvellements du mois de janvier. Le retournement de cycle s’explique notamment par des sinistres climatiques moins importants ». « Au global, ajoutent-ils, les prix appliqués par Munich Re, Swiss Re, Hannover Re et autres SCOR ont diminué de plus de 14 %, soit la plus forte baisse de tarifs sur un an depuis 2014, selon un rapport du courtier américain Howden. La tendance est même plus forte en Europe, avec des baisses de prix de 15 %. »
Les réassureurs sont ceux qui payent l’addition. Assurément, ils sont plus crédibles que nos prophètes du malheur. Nous préférons la vérité du marché à leurs cris d’orfraie.
Par Nicolas Lecaussin
(...) La raison de cette baisse est très simple : le climat fait de moins en moins de dégâts et de moins en moins de…victimes. Selon le CRED (Centre for Research on the Epidemiology of Disasters-Université de Louvain), le taux de mortalité dû aux événements climatiques extrêmes a été, en 2025, l’un des plus bas jamais enregistré dans le monde, avec moins de 0,8 décès/1 000 000 habitants. La base de données mondiale la plus reconnue (https://public.emdat.be/) a recensé 8 329 liés à 479 catastrophes climatiques diverses, inondations, sécheresses, tempêtes et feux de forêt.
En 1960, on recensait plus de 320 décès /1 000 000 habitants. Et depuis, la chute est spectaculaire : dans les années 1970, le taux était supérieur à 80 ; en 1980, il est tombé à environ 3 et en 1990, environ 1,3. Depuis 2000, on a enregistré six années consécutives avec moins d’un décès pour un million d’habitants.
Cette tendance s’explique par l’évolution des sciences, le développement des technologies dans un monde devenu bien plus prospère, plus riche et bien mieux préparé pour protéger les populations des événements climatiques extrêmes.
Ce qui est très bizarre, c’est le silence des médias et des politiques concernant ces bonnes nouvelles. C’est même plus grave que cela : le taux de mortalité baisse mais en parallèle, le nombre d’articles et des déclarations alarmistes concernant le climat se multiplie. Un véritable déni des réalités.
