Pourquoi Trump tarde à frapper le régime des Mollahs - Par Alexandre Del Valle
Le Moyen-Orient est au bord d’un basculement majeur décrypte Alexandre Del Valle. L’Iran a renforcé sa stratégie de sanctuarisation grâce à un vaste réseau de bases de missiles souterraines, préservé malgré la guerre des « 12 jours ». Avec environ 2 000 missiles capables de frapper Israël et les infrastructures du Golfe, Téhéran a placé ses forces en alerte maximale. Israël, première cible potentielle, demande à Trump de retarder toute frappe, faute de stocks suffisants d’intercepteurs et face au risque d’une guerre multi‑fronts impliquant Hezbollah et Houthis. Les pays du Golfe, l’Irak et la Turquie s’opposent également à une intervention, redoutant un choc énergétique mondial et une déstabilisation régionale. Washington poursuit néanmoins ses préparatifs militaires, tout en tenant compte de la base électorale MAGA hostile aux interventions extérieures. Trump entretient une ambiguïté stratégique, doutant de la capacité de l’opposition iranienne à gouverner. Une éventuelle action viserait des frappes ciblées, non un changement de régime.
Alexandre Del Valle
Pourquoi Trump tarde à frapper le régime des Mollahs
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