Nouvelle-Calédonie : une crise sans fin, une France sans projet - Par Eric Descheemaeker


Le mot de Méchant Réac® - Par Laurent Sailly

La Nouvelle-Calédonie traverse une crise politique durable, héritée de l’accord de Nouméa qui a créé un « proto-État » sans débouché clair. Les trois référendums d’autodétermination ont confirmé le maintien dans la France, mais laissé un système institutionnel hybride, marqué par un corps électoral gelé qui alimente tensions et paradoxes démocratiques. Le territoire reste fragmenté entre Kanaks, Européens, Wallisiens, Asiatiques et métis, sans véritable sentiment d’unité calédonienne. La démographie évolue, avec une baisse des Européens et une crainte kanak d’être marginalisés. Sur le plan stratégique, la France sous-investit dans une région pourtant cruciale du Pacifique. L’accord de Bougival, censé remplacer celui de Nouméa, demeure fragile, faute d’adhésion du FLNKS et dans un paysage politique éclaté. L’économie, affaiblie par les émeutes de 2024 et la crise du nickel, rend une indépendance peu viable. L’avenir dépend d’une vision renouvelée et d’investissements massifs.