Les non-dits économiques et sociaux du débat sur la fin de vie - Par Pascale Favre et Yves-Marie Doublet (FONDAPOL)
Le mot de Méchant Réac® - Par Laurent Sailly
La note de la Fondapol, co-écrite par Pascale Favre et Yves-Marie Doublet, met en garde contre le risque que la légalisation de l’euthanasie soit guidée, en partie, par des considérations budgétaires implicites, notamment la réduction des coûts liés aux dernières années de vie.
RESUME DE LA NOTE
Le projet de loi sur l’accompagnement des malades et de la fin de vie, proposant de légaliser le suicide assisté et l’euthanasie, s’inscrit dans une logique inédite. L’étude d’impact de ce texte n’a pas pris en considération les implications sociales de ces nouvelles pratiques dans notre société.
Or, les exemples observés au Canada et dans l’Oregon font apparaître que les personnes seules ou défavorisées sont surreprésentées parmi les populations ayant recours au suicide assisté. De plus, on voit désormais circuler, à bas bruit mais aussi explicitement, l’idée que le développement de la mort provoquée pourrait être une source d’économies.
Si l’on devait laisser s’installer une telle idée, les conséquences morales et politiques pour nos sociétés vieillissantes seraient considérables et possiblement d’une gravité extrême, en particulier dans des pays marqués par le sous-investissement dans les soins palliatifs, souvent essentiels dans l’accompagnement des personnes en fin de vie.

