Lutte contre le terrorisme islamiste : Savez-vous ce qu’est le « protocole Cazeneuve » ?

4 épouses de djihadistes et leurs 7 enfants, qui se sont évadés de camps en Syrie et sont actuellement détenus en Turquie, vont ainsi revenir en France
En ce moment, nous sommes tous préoccupés par la réforme des retraites et l’agitation qu’elle suscite. Tous les médias, à juste titre, en parlent, font des commentaires, des analyses et des débats…

Mais en attendant, on oublie les autres sujets graves pour les Français. Les grèves nous font oublier les djihadistes.

Alors qu’en réalité, la situation va se compliquer pour la France et je redoute le pire.

Avez-vous entendu parler du « protocole Cazeneuve » ?

Cet accord a été signé en 2014 par Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur à cette époque. Il s’agit de la mise en place d’une coopération policière entre la France et la Turquie qui permet d’intercepter les djihadistes revenant de Syrie via la Turquie.

En clair, lorsqu’un combattant de l’État Islamique « français » est expulsé de Turquie, la France doit être avertie pour que des policiers français se rendent sur place pour l’accompagner jusqu’à l’embarquement.

Une fois en France, il est placé en garde à vue ou en détention provisoire en fonction des procédures judiciaires en cours.

Grâce au protocole Cazeneuve, des dizaines de djihadistes sont rapatriés. C’est confirmé de la bouche même de Laurent Nunez, le 13 novembre, « on est à près de 250 personnes remises dans le cadre de ce protocole, prises en charge par la justice ».

Nous sommes loin du temps où Emmanuel Macron affirmait « qu'il n'y a pas un programme de retour des djihadistes ». C’était en février.

Le « protocole Cazeneuve » existait déjà et Emmanuel Macron le savait.

Le débat sur la déchéance de nationalité a tourné court. Si elle avait été mise en place, nous n’aurions aucun lien avec ces individus et donc aucune obligation de les accepter sur le sol français.

Mais aujourd’hui, nous récupérons ces « Français », nous les jugeons en France, ils écopent de peines de prison… et ressortent souvent avant la fin de leur peine.
Plusieurs dizaines de terroristes vont être remis en liberté à partir de 2020. Mais ne vous inquiétez pas, Nicole Belloubet assure « qu’ils seront suivis ».

 La jeune fille sur la photo est l’une d’entre elles. Partie en mars 2014 à 17 ans après sa conversion à l’islam, elle se serait mariée sur place avec un combattant tunisien. Elle a aujourd’hui 23 ans. Quelles suites judiciaires va t-elle recevoir ? comment réellement connaître ses intentions et son degré de dangerosité ?

À l’IPJ, nous le martelons depuis longtemps déjà : la situation sécuritaire de la France est extrêmement préoccupante et nos dirigeants ne paraissent toujours pas avoir pris conscience de l’ampleur de la menace. N’oubliez pas que notre ministre de l’Intérieur disait d’eux « ils sont des Français avant d’être djihadistes »…

Nous avons fait partie de ceux qui se sont mobilisés dès le début pour alerter l’opinion publique et pour interpeller le gouvernement et tous les dirigeants sur cette question.

Notre porte-parole, maître Guillaume Jeanson, est intervenu dans les médias à maintes reprises. À chaque fois qu’il a pris la parole, il a rappelé que le système judiciaire de notre pays est en piteux état, que les prisons sont déjà dépassées par la radicalisation, le prosélytisme islamiste et la surpopulation… Des arguments de bon sens me direz vous.

Il faut rester vigilants et mobilisés. Les manœuvres des islamistes et de leurs soutiens en France vont se poursuivre. Ils veulent profiter de la faiblesse de nos dirigeants.

Nous ne les lâcherons pas.

Nous continuerons sans relâche à harceler nos dirigeants, à alerter l’opinion publique et à proposer les solutions qui fonctionnent. Même celles qui peuvent choquer. Parce que la menace est trop sérieuse.

Je sais que certaines belles âmes viendront nous dire : « vous exagérez… », « n’est-ce pas excessif ? ».

Tant pis, pour protéger notre pays, nos enfants et nos petits enfants, nous ne devons pas faiblir.

Si vous souhaitez que l’IPJ puisse agir, puisse vous informer quotidiennement et surtout puisse changer le cours de notre justice pour nous battre à armes égales avec les terroristes islamistes, alors je vous demande de faire un don, même minime, à l’Institut pour la Justice.

Nous ne pouvons pas nous permettre de baisser les bras. Il en va de notre sécurité, de nos vies et de l’avenir de notre pays.

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