Sous la France officielle, la rumeur du peuple...
Ce pouvoir devrait tendre l'oreille.
Certes il joue son rôle consciencieusement. Le président de la République déclare que c'est au Premier ministre de s'occuper des retraites et celui-ci se donne du mal pour convaincre en cultivant un mélange de démagogie souriante et parfois de vraie sincérité (Le Parisien). Des ministres viennent lui prêter main forte et on peut avoir l'impression d'un Etat qui avance déterminé et qui sait ce qu'il veut. Edouard Philippe l'a dit : il n'a pas peur. Ce qui insinue le contraire.
Derrière ce discours démocratique, cette apparence de normalité républicaine, ces paroles mi-condescendantes mi-volontaristes cherchent à remuer ces citoyens réfractaires qui décidément ne comprennent rien : on leur offre un merveilleux avenir et ils renâclent !
Déjà, lors de la révolte des Gilets jaunes qui avait ses racines implicites bien avant la présidence d'Emmanuel Macron et qui va marquer durablement et profondément notre pays, j'avais été frappé par le décalage entre la perception du pouvoir et la réalité du bouleversement. Là où le premier se limitait à l'analyse d'un traumatisme social, donc curable par les voies classiques, le second manifestait qu'il s'agissait de tout autre chose. Notamment d'une hostilité à l'encontre du couple Macron décrié comme des représentants de l'Ancien Régime ; nous étions sortis du registre partisan pour entrer dans une détestation d'un autre type.
Sous la France officielle, la fureur du peuple. Lire la suite de l'article
