Théorie du genre : le mea culpa d’un spécialiste
C’est en lisant un hebdomadaire, il y a quelques semaines, que j’ai vu ce tout petit filet intitulé « Le mea-culpa d’un ponte de la théorie du genre ». Je n’en avais pas entendu parler.
Le traitement de l’information étant bien souvent très « sélectif », on n’ose imaginer le traitement médiatique auquel auraient eu droit d’autres personnes dans des circonstances similaires s’il s’était agi d’un autre sujet moins bien situé dans l’estime de nos chers journalistes des médias traditionnels. Et pourtant, l’information est de taille et aurait mérité un autre traitement que ce silence assez assourdissant. Jugez-en plutôt.
L’historien Christopher Dummitt (dont je dois cependant souligner et saluer le courage dont il a fait preuve en la circonstance), professeur à l’Université Trent en Ontario, était semble-t-il, d’après ce que je lis, considéré comme l’une des références en matière d’études de genre.
Et c’est donc avec une certaine stupéfaction que l’on apprend qu’il se repent, avouant avoir falsifié ses travaux pour asseoir son idéologie. Voici ce qu’il dit et que je reprends de ce filet que j’ai lu :
Mes recherches ne prouvaient rien […]. Je partais du principe que le genre était une construction sociale et je brodais toute mon « argumentation » sur cette base […]. Mes réponses, je ne les ai pas trouvées dans mes recherches primaires. Je les ai tirées de mes convictions idéologiques […]. J’ai honte […]. J’ai tout inventé de A à Z.
La loi du genre
Ce n’est malheureusement pas la première fois, ni la dernière, que de telles méthodes sont utilisées pour parvenir à ses fins. Et les falsificateurs de toute sorte ne rendent pas service ni à la science, ni à la connaissance, en recourant à la manipulation ou au sensationnel, au service de leur cause. On peut dire qu’en ce domaine, c’est malheureusement la triste loi du genre.