Régimes spéciaux : quel coût pour l’État ?
Aujourd’hui, si 80 % des actifs dépendent du régime général des salariés du privé, il existe encore d’autres grands types de régimes des retraites : le régime de la fonction publique subdivisé en fonction publique d’État, fonction publique territoriale et hospitalière ; les 11 régimes des indépendants ; et enfin une vingtaine de régimes spéciaux propres à un métier ou à un secteur d’activité qui ne relève ni de la fonction publique ni des indépendants.
Si ces derniers offrent tous des retraites plus avantageuses (la palme revenant de loin aux sénateurs, puisqu’un euro cotisé leur assure sur fonds publics 6 euros de prestation, contre 1,5 euro dans le régime général), ils restent numériquement anecdotiques, à l’image de celui de l’Opéra de Paris et de la Comédie française, ou en voie d’extinction comme le régime des mineurs.
Les enjeux de financement public ne concernent vraiment que trois régimes : celui des industries électriques et gazières (IEG) qui regroupe 158 entreprises comme EDF et Engie, celui de la SNCF et celui de la RATP.
Des avantages toujours importants
Les pensions des régimes spéciaux sont aujourd’hui plus élevées que dans la fonction publique, elles-mêmes supérieures au secteur privé. Ainsi pour les nouveaux retraités de 2017, la pension brute moyenne en équivalent carrière complète s’élève à 3 592 euros pour les IEG, à 2 636 euros à la SNCF et à 3 705 euros à la RATP contre 2 206 euros pour les fonctionnaires civils de l’État.
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