Le passe sanitaire : une dictature qui ne dit pas son nom - Par Daniel Salvatore Schiffer
Conditionner la liberté du quotidien à une vaccination est liberticide et inique, s'indigne le philosophe.
À l’heure où j’écris ces lignes, le 14 juillet 2021, la France -pays des Lumières et patrie des droits de l’homme -célèbre son historique Révolution. Soit : on ne dira jamais assez combien le monde libre et civilisé lui doit ! Et, pourtant, l’on se demande, aujourd’hui, ce que cette France a conservé, en ces jours de pandémie, de ce brillant héritage intellectuel.
Car la question, à voir comment son actuel président, Emmanuel Macron, se comporte, au mépris des institutions démocratiques, pour diriger ses concitoyens, sans jamais consulter le Parlement, peut légitimement se poser. Davantage : ce sont les airs grandiloquents d’un petit roitelet qui se sont donnés à voir, ce 12 juillet 2021, pour, via le très discriminatoire “passe sanitaire”, dicter aux Français, sans leur demander leur avis, la marche à suivre pour pouvoir vivre jusque dans les gestes les plus anodins du quotidien : faire ses courses dans un centre commercial, s’asseoir à une terrasse, aller au restaurant, assister à un événement culturel, s’adonner à un loisir, pratiquer un sport, voyager. Quant à la sanction, aussi arbitraire que disproportionnée (de 9 000 à 45 000 euros d’amende et un an de prison !), qui devrait s’abattre sur ceux qui n’obéiraient pas à ces injonctions liberticides, elle s’avère aussi scandaleuse qu’inique. Et ces policiers qui, tout en n’étant pas obligés de se faire vacciner, auront cependant le droit, Dieu sait par quel miracle sinon celui d’un État policier, de verbaliser le commun des mortels s’il n’est pas en règle avec ce fameux passe : un type de répression abject dans son principe !
