La guerre nucléaire n’a pas eu lieu - Par Jean-Baptiste Noé
Voilà bientôt cinq mois que la guerre a débuté en Ukraine et force est de constater que tous les pronostics apocalyptiques avancés fin février ne sont pas arrivés. Nous étions au bord de la guerre nucléaire, Poutine était prêt, parait-il, à lancer ses bombes sur les capitales européennes. Pour l’instant, nous n’avons pas encore été vitrifiés.
La guerre devait s’étendre au reste de l’Europe de l’Est : la Pologne devait être envahie ainsi que les pays baltes. Il n’y a pour l’instant pas de traces de chars russes à Varsovie ou à Riga. Ces pays étant membres et de l’UE et de l’OTAN, il paraissait néanmoins peu probable que la Russie soit assez folle pour s’attaquer à ces deux coalitions.
L’armée russe devait perdre et l’ukrainienne devait la chasser de son territoire : Moscou contrôle tout le Donbass et continue d’avancer à un rythme plus ou moins rapide. L’armée ukrainienne étant majoritairement installée dans le Donbass, une défaite de celle-ci dans cette région peut signifier une rupture totale du front et donc une débandade de Kiev. Les semaines qui viennent permettront de mesurer l’état de forme des deux armées.
