La seule urgence sur le climat est de cesser d’en avoir peur - Par Benoit Rittaud
Contester l’alarmisme contemporain sur l’évolution du climat n’est pas seulement courir un risque pour sa réputation : c’est aussi se lancer dans une entreprise de longue haleine, tant le discours dominant a su dresser d’efficaces et multiples lignes de défense contre toute tentative de critique, même mesurée et rationnelle.
Le récit lui-même, inlassablement ressassé, a acquis le statut de vérité par un effet classique de répétition. Selon ce récit, les activités humaines, notamment l’industrie, l’agriculture, les transports ou encore le chauffage urbain, émettent une grande quantité de gaz carbonique dans l’atmosphère (le CO2), qui conduit, via diverses rétroactions, à accroître l’effet de serre, un phénomène physique dont le résultat tangible est une élévation rapide et sans précédent de la température atmosphérique. En bouleversant ainsi les équilibres naturels, les activités humaines conduisent à un « dérèglement », une « disruption », voire une « crise » climatique. (Le qualificatif en vigueur change plus souvent que l’affiche du dernier Marvel.) Parmi les principaux effets redoutés de ce réchauffement, outre l’accroissement du nombre, de la durée et de l’intensité des épisodes caniculaires et de sécheresse, on s’alarme par avance de la fonte des glaciers, de la hausse du niveau marin, de l’acidification des océans, de la chute de la biodiversité ou encore de l’effondrement des rendements agricoles. Bientôt, des millions de « réfugiés climatiques » franchiront nos frontières, autant en raison de ces catastrophes elles-mêmes que des « guerres du climat » qui verront des armées entières s’affronter pour le contrôle des ressources hydriques ou agricoles.
