L’écologisme, une mystification politique - Par Thierry Godefridi

Dans son troisième rapport (TAR), le GIEC aborda la question de la prédictibilité du climat dans les termes suivants :

“Predictability in a Chaotic System: The climate system is particularly challenging since it is known that components in the system are inherently chaotic; there are feedbacks that could potentially switch sign, and there are central processes that affect the system in a complicated, non-linear manner.
These complex, chaotic, non-linear dynamics are an inherent aspect of the climate system. In climate research and modelling, we should recognise that we are dealing with a coupled non-linear chaotic system, and therefore that the long-term prediction of future climate states is not possible.”

En d’autres termes, la prévisibilité dans un système chaotique tel que le climat est particulièrement difficile, dès lors que des composants du système sont intrinsèquement chaotiques ; il y a des rétroactions qui pourraient potentiellement changer de signe et il y a des processus centraux qui affectent le système d’une manière compliquée et non linéaire.

Conclusion du GIEC, textuellement : « Ces dynamiques complexes, chaotiques et non linéaires sont un aspect inhérent du système climatique. Dans la recherche et la modélisation climatiques, nous devons reconnaître que nous avons affaire à un système chaotique non linéaire couplé, et donc que la prédiction à long terme des futurs états du climat n’est pas possible. »

Dans ses Confessions of a Climate Scientist: The Global Warming Hypothesis is an Unproven Hypothesis, Mototaka Nakamura (un docteur en météorologie du MIT, le Massachusetts Institute of Technology, et chercheur spécialisé dans la dynamique du climat) confirme le constat du GIEC sur l’impossibilité de prédire les futurs états climatiques :

« Je tiens à souligner un fait simple : il est impossible de prédire correctement même le sens ou la direction du changement d’un système lorsque l’outil de prédiction n’a pas de représentation de processus non-linéaires importants et/ou les déforme grossièrement, les rétroactions en particulier, qui sont présentes dans le système réel. »

Le troisième rapport d’évaluation du GIEC datant de 2001, à moins que le climat ne se soit découplé de sa nature intrinsèquement chaotique et ne soit devenu linéaire entre-temps, les choses n’auraient-elles pas pu et dû en rester là ?

Ceux dont le climat est devenu la raison d’être en auraient perdu leur gagne-pain et l’opportunité de polluer les airs avec leurs prophéties et leurs déplacements (que l’on songe à cette conférence de la CCNUCC, la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques sur une île de l’Océan indien) ; les médias auraient laissé passer une occasion de se faire valoir en profitant du catastrophisme autour du climat ; les politiciens, celle d’enfumer leur monde et de dépenser l’argent des autres ; et quelques opportunistes, de s’enrichir de manière obscène.

Mais, comment en sommes-nous arrivés là ?