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Mathieu Bock-Côté : « Le conservatisme, pour Scruton, était le parti de la durée et des permanences humaines »

Le philosophe anglais Roger Scruton, penseur du conservatisme de réputation internationale, est mort dimanche à l’âge de 75 ans. Boris Johnson a salué hier sa mémoire. Longtemps méconnu de notre côté de la Manche, cet intellectuel de grande envergure a vu plusieurs de ses ouvrages traduits en français par l’un de ses plus brillants disciples, la jeune essayiste Laetitia Strauch-Bonart. Notre journal, pour sa part, perd en Roger Scruton un ami. Acceptant avec panache son isolement au sein de l’université britannique, Scruton a redonné ses lettres de noblesse à la pensée conservatrice, explique l’intellectuel québécois Mathieu Bock-Côté. Doté d’une puissante personnalité, le penseur anglais déployait sa réflexion dans des domaines très variés, ajoute l’essayiste Mathieu Laine.
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Mort du philosophe conservateur Roger Scruton
Sir Roger Scruton est mort dimanche à l’âge de 75 ans des suites d’un cancer. L’écrivain et philosophe britannique laisse derrière lui une œuvre foisonnante (essais, romans, et même deux opéras!), mais aussi des disciples et des amis tristes d’avoir perdu un compagnon joyeux, spirituel et profond.
Malgré ses cheveux blonds-gris en bataille, ses tenues un peu débraillées, la manière qu’il avait de vous recevoir en chaussettes, parfois trouées, il y avait toujours chez lui quelque chose du chic anglais. Venant d’un milieu populaire (son père était instituteur et ses grands-parents ouvriers à Manchester), il s’était converti au conservatisme par amour de la beauté. Diplômé de Cambridge, il s’était tourné progressivement vers la philosophie esthétique. Cet amoureux de la littérature aimait particulièrement la France, où il vécut plusieurs années, et d’où il ramena le goût du vin. Quand il venait à Paris dans l’appartement que lui prêtait un ami et qui donnait sur Notre-Dame, il passait de longues heures à contempler la cathédrale, relisant des vers de Péguy en français. Il avait d’ailleurs donné un hommage magnifique au Figaro lors de l’incendie du printemps dernier.

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