Islamisme : l’insupportable déni de gauche - Par Sophie Coignard
Le mot « islamisme » ne parvient pas à faire partie du vocabulaire de certains candidats, même quand il s’impose d’évidence. Inquiétant !
Est-ce le résultat d'un calcul électoraliste ? Ou l'expression sincère d'un déni incompréhensible ? Hier dimanche avait lieu, à Toulouse, l'hommage aux victimes d'un terroriste islamiste dont le nom ne mérite pas d'être mentionné. Le bilan de son carnage : trois militaires, Imad Ibn Ziaten, Abel Chennouf et Mohamed Legouad, assassinés le 11 mars 2012 ; Arié Sandler, 6 ans, et son père, Jonathan Sandler, abattus le 19 mars 2012 sur le chemin de l'école juive Ozar Hatorah, puis Myriam Monsonégo, 8 ans, et Gabriel Sandler, 3 ans, massacrés à bout portant dans la cour de récréation du même établissement quelques minutes plus tard.
Emmanuel Macron était présent à la cérémonie de Toulouse, avec ses deux prédécesseurs et le président israélien Isaac Herzog : « Ce jour-là, pour la première fois en France, une école était le champ de bataille du fondamentalisme islamiste », a-t-il déclaré. Anne Hidalgo était elle aussi présente à Toulouse pour la cérémonie du Crif « en mémoire des victimes des attentats terroristes islamistes de mars 2012 », comme elle l'écrit sur Twitter.
Ses adversaires de gauche, à l'exception notable du candidat communiste Fabien Roussel, qui n'a pas peur des mots – il évoque dans un tweet « la haine d'un terroriste islamiste » –, ne semblent pas, quant à eux, connaître le mot « islamisme ». Ce terme devenu tristement banal dans le langage commun ces dernières années leur est étranger, à moins qu'il ne leur brûle les lèvres…
