Un rapport parlementaire évoque l’idée de porter le budget de la Défense à 2,5% du PIB - Par Laurent Lagneau

Si la Loi de programmation militaire [LPM] 2019-25 a été pour le moment – et globalement – respectée [ce qui est assez rare pour être soulignée], avec une hausse annuelle du budget de la mission « Défense » de 1,7 milliard d’euros, qu’en sera-t-il durant le prochain quinquennat, alors que la trajectoire financière prévoit une progression de 3 milliards d’euros en 2023 et que la Cour des comptes vient d’appeler à un « effort sans précédent » pour remettre d’applomb les comptes publics, mis à mal par la pandémie et la politique du « quoi qu’il en coûte »?


En tout cas, dans un contexte où un conflit de haute intensité n’est plus considéré comme une hypothèse d’école, les députés Jean-Louis Thiériot et Patricia Mirallès ont estimé que la remontée en puissance des forces françaises doit évidemment se poursuivre et que, par conséquent, la hausse annuelle prévue de +3 milliards jusqu’en 2025 est « absolument vitale ». Et encore, il ne s’agit que du minimum.

« Sous réserves de rester avec les mêmes ambitions, il y a effectivement un besoin complémentaire de 20 à 30 milliards sur la prochain LPM. Ce qui mène, grosso modo, au doigt mouillé, à un effort de 2,5% du PIB. Ce qui nous permettra, sans ambition excessive, d’avoir notre modèle d’armée complet », a expliqué M. Thiériot, lors de l’examen, en commission de la Défense, d’un rapport sur la préparation à la haute intensité, qu’il a co-écrit avec Patricia Mirallès.