Le sentimentalisme, c’est la guerre - Par Jean-Baptiste Noé

Les pacifistes ont une grande part de responsabilité dans le déclenchement des guerres du XXe siècle : leur refus d’armer leur pays, de s’opposer aux puissances dangereuses, leur croyance naïve dans le fait que si nous voulons la paix les autres la veulent aussi, ont contribué à l’explosion de la force en Europe. Aujourd’hui, c’est le sentimentalisme en géopolitique qui menace nos pays et qui conduit à son tour à la guerre.


Parler sans réfléchir

Bien sûr que toute guerre est horrible et que personne ne se réjouit de savoir que des villes sont bombardées et que des femmes et des enfants doivent abandonner leur foyer pour se réfugier ailleurs, dans des conditions très souvent difficiles. L’émotion compréhensible ne légitime pas pour autant le sentimentalisme qui empêche toute analyse et qui se fait même vecteur de guerre.