François Sureau à l’Académie française, un éloge à la liberté : « Ceux qui s’imaginent gouverner les autres sont à plaindre parce qu’ils ne gouvernent rien »
«Personne d’autre que le citoyen libre n’a qualité pour juger de l’emploi qu’il fait de sa liberté, sauf à voir celle-ci disparaître. Ainsi la loi ne peut-elle permettre à l’État de restreindre abusivement la liberté d’aller et venir, de manifester, de faire connaître une opinion, de s’informer, de penser pour finir.»François Sureau
Lorsque Chateaubriand déclare que «sans la liberté il n’y a rien dans le monde», ce n’est pas seulement un propos de littérateur. Il exprime cette vérité trop souvent oubliée que «sans la liberté», il n’y a pas de société politique, seulement le néant de ces individus isolés auquel l’État, porté à l’autoritarisme et à l’ordre moral, a cessé d’appartenir.Tel est bien le danger de la démocratie moderne que François Sureau s’emploie ici à désigner tant dans nos mœurs sociales que dans notre vie politique et, sans concession, à la lumière de nos responsabilités individuelles et collectives. L’homme est voué à la liberté ; il lui revient continûment, avec «patience et souffle», d’en reformuler le projet politique et de n’y rien céder.
Sans la liberté - Tracts - GALLIMARD - Site Gallimard
Le nouvel Immortel a été solennellement reçu, jeudi 3 mars, sous la Coupole, dans une scène de genre saisissante, devant un parterre réunissant tous les mondes de l’écrivain prolixe. Le discours de réception de François Sureau à l’Académie s’est révélé être un vibrant plaidoyer contre l’idéologie sécuritaire qui étouffe le pays.
Le 3 mars 2022, François Sureau était reçu à l’Académie française et y prononçait un discours où il faisait l’éloge, comme c’est la coutume, de son prédécesseur, Max Gallo.
Étant plutôt du côté de chez Proust que du côté de chez Sainte-Beuve, il n’a pas raconté la vie de cet homme qui avait dû d’appartenir à la Compagnie à raison de son oeuvre.
Le nouvel académicien a eu six mois pour explorer cette œuvre. Ce n’était sans doute pas de trop, puisqu’elle compte une centaine d’ouvrages consacrés peu ou prou à l’histoire.
Gallo était historien, mais aussi romancier, la fiction lui permettant de donner vie à l’histoire. Il s’agissait là d’une fiction telle qu’on l’aime, populaire, descriptive et rêveuse.
François Sureau à l’Académie française, un éloge à la liberté :
« Ceux qui s’imaginent gouverner les autres sont à plaindre parce qu’ils ne gouvernent rien »
Le nouvel Immortel a été solennellement reçu, jeudi 3 mars, sous la Coupole, dans une scène de genre saisissante, devant un parterre réunissant tous les mondes de l’écrivain prolixe. Le discours de réception de François Sureau à l’Académie s’est révélé être un vibrant plaidoyer contre l’idéologie sécuritaire qui étouffe le pays.
Le 3 mars 2022, François Sureau était reçu à l’Académie française et y prononçait un discours où il faisait l’éloge, comme c’est la coutume, de son prédécesseur, Max Gallo.
Étant plutôt du côté de chez Proust que du côté de chez Sainte-Beuve, il n’a pas raconté la vie de cet homme qui avait dû d’appartenir à la Compagnie à raison de son oeuvre.
Le nouvel académicien a eu six mois pour explorer cette œuvre. Ce n’était sans doute pas de trop, puisqu’elle compte une centaine d’ouvrages consacrés peu ou prou à l’histoire.
Gallo était historien, mais aussi romancier, la fiction lui permettant de donner vie à l’histoire. Il s’agissait là d’une fiction telle qu’on l’aime, populaire, descriptive et rêveuse.
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