Lutte contre l’insécurité : les crédits sont-ils gérés de manière efficiente ? - Par Romain Delisle

La police nationale traite 65% de la délinquance française et représente 60% des effectifs des forces de sécurité intérieure. Elle a été de plus en plus mise à contribution lors des deux derniers quinquennats, avec les attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Casher, les manifestations contre la loi travail ou la crise des gilets jaunes et enfin avec la pandémie que nous connaissons actuellement.


En 2008, dans le cadre la révision générale des politiques publiques (RGPP) voulue par Nicolas Sarkozy, des réductions d’effectifs avaient été décidées, puis, devant la flambée de l’insécurité, trois plans de renforts ont été lancés depuis 2015.

Néanmoins les résultats demeurent décevants, tant en termes de présence sur le terrain que d’élucidation des faits ou de chiffres purs de la délinquance. Entre 2010 et 2020, les indicateurs ne montrent pas d’amélioration significative de la situation, mais plutôt une légère détérioration.