Médias : de la peur sanitaire à la terreur nucléaire - Par Pierre Boisguilbert
La ligne éditoriale des médias est depuis toujours anxiogène. Avec l’épidémie de Covid on pensait avoir atteint un sommet, et puis la guerre en Ukraine est survenue.
D’une peur à l’autre
On est passé de la peur sanitaire à la terreur nucléaire. On notera que l’épidémie qui menaçait l’humanité a quitté l’information télévisée. Pour connaître les chiffres qui tournaient quotidiennement en boucle il y a si peu, il faut aller les chercher. Plus aucun spécialiste des virus sur les plateaux. Ils ont été remplacés par des stratèges de salon. Cela évite aux virologues de venir s’excuser de leurs fausses prédictions apocalyptiques. On attend avec impatience une chasse aux fake news et aux analyses aussi erronées que péremptoires. Mais les médias ne tirant leçon de rien recommencent avec les Gabelin de l’impossible qui ont remplacé les Diafoirus de la Covid. La ligne éditoriale est la même. Il s’agit de faire peur et toujours pour la bonne cause et donc pour une vérité unique. Poutine est capable de tout car c’est devenu un dictateur fou. On ne peut pas dire que nos médias aident à la désescalade. Qu’ils soutiennent les Ukrainiens face à l’offensive russe est une chose, qu’ils le fassent sans aucun esprit critique en est une autre. Le soutien au président ukrainien est rationnel, reprendre comme vérité absolue tout ce qu’il dit en est une autre.