Terrorisme islamiste : j'espère avoir tort... - Par Philippe Bilger
Près de 80 terroristes islamiques sont proches de la fin de leur peine. Les profils sont différents, les uns ayant déjà connu un long parcours de djihadiste et d'autres, impliqués par suivisme. Ils ont été condamnés en correctionnelle à des peines relativement courtes. Depuis 2016, ceux ayant rejoint la zone irako-syrienne à partir du mois de janvier 2015 sont poursuivis sur le mode criminel.
Le parquet antiterroriste relève qu'aucun des islamistes de retour de Syrie, sortis de prison entre 2020 et 2022, "n'avait fait l'objet de poursuite pour son implication dans un nouveau projet d'association de malfaiteurs terroriste ou d'attentat terroriste". Ce constat devrait rassurer, comme la sophistication et la densité des mesures de suivi et de surveillance mises en oeuvre par les autorités judiciaire et administrative (Le Figaro).
Avec de surcroît un renseignement pénitentiaire qui n'a cessé de monter en puissance selon Laurent Nuñez, préfet coordonnateur national du renseignement et de la lutte contre le terrorisme.
Un processus de déradicalisation se déroule à Paris, Lille, Lyon et Marseille. Le responsable national du dispositif est optimiste et note que depuis la fin de l'année 2018, aucune des personnes prises en charge n'a récidivé.
Faut-il considérer alors que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes post-terrorisme islamiste ?
