Islamisme : le danger de la tolérance envers les intolérants - Par Abnousse Shalmani

Emmanuel Macron qui motive pudiquement l’attentat de l’Hyper Cacher par la "folie", un prof américain viré pour avoir montré un tableau représentant Mahomet… Cessons de prendre des gants avec les islamistes !


L’islamisme ne s’articule plus que du bout des lèvres. D’ailleurs on ne dit plus "islamisme", mais "islamisme radical". Comme on ne dit plus "taliban", mais "taliban ultraconservateur", comme si un taliban pouvait être autre chose, comme si l’islamisme n’était pas une idéologie précise, théorisée depuis les années 1920 et mise en pratique depuis la révolution islamique d’Iran de 1979. Cela relève de la pensée magique : en murmurant "islamisme", on en viendrait à bout, en distinguant "islamisme" et "islamisme radical", on apprivoiserait ceux qui veulent remplacer les lois de la République par celles de Dieu. Emmanuel Macron n’a pas fait autre chose lors de la commémoration du massacre de l’Hyper Cacher du 9 janvier 2015, en préférant motiver l’acte du terroriste islamiste par l’excuse de la "folie".

"Il est un cas où la tolérance peut devenir funeste à une nation : c’est lorsqu’elle tolère une religion intolérante", écrivait Helvétius en se référant au catholicisme d’hier, mais on peut appliquer sa maxime à l’Islam d’aujourd’hui. La tolérance envers les intolérants musulmans a accouché d’un monstre froid qui a pour mission de balayer la culture, de faire table rase des préceptes démocratiques pour les remplacer par les interdits religieux.