La statue de la vierge déboulonnée, ou les prisonniers de la libre pensée - Par Gilles-William Goldnadel

Pour l'avocat Gilles-William Goldnadel, l'action des associations laïques, loin de chercher à faire simplement respecter la loi de 1901 sur la séparation de l'Église et de l'État, veulent en fait éradiquer le passé catholique français.


Ainsi la Cour administrative d’Appel de Bordeaux a-t-elle ordonné à la commune de la Flotte-en Ré, sur l’île de Ré (Charente-Maritime), le déplacement hors du domaine public d’une statue de la Vierge Marie située au milieu d’un carrefour de la commune de la Flotte-en-Ré (Charente-Maritime). Confirmant une première décision du tribunal administratif de Poitiers, en mars dernier, les juges ont ordonné à la commune située sur l’île de Ré de « procéder à son enlèvement dans un délai de six mois ».

C’est l’association La Libre Pensée 17 qui est à l’origine de cette décision pour en avoir réclamé son retrait conformément à la loi de 1901 de séparation de l’Eglise et de l’Etat.

Je n’entends pas discuter longtemps du bien-fondé juridique de la décision intervenue. Encore que.

Encore que le maire de la commune, Jean-Paul Heraudeau, a déclaré qu’il s’agissait « d’une polémique ridicule » soulignant le fait que l’édifice faisait « partie du patrimoine historique » de la Flotte-en-Ré.