«Pourquoi le droit à l’IVG n’a rien à faire dans la Constitution» - Par Anne-Marie Le Pourhiet
Vice-présidente de l’Association française de droit constitutionnel, Anne-Marie Le Pourhiet s’oppose à l’inscription du droit à l’avortement dans la loi fondamentale.
Sur l’inutilité et l’absurdité de l’inscription d’un «droit à l’IVG» dans la Constitution, les juristes sérieux ont déjà tout dit, mais les militants qui peuplent désormais nos hémicycles ont la particularité d’être enfermés dans leurs certitudes et d’ajouter à leur inculture juridique un sectarisme normatif particulièrement illibéral.
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La Constitution française, comme ses homologues étrangères, est évidemment muette sur la question de l’avortement. Mettre un terme à une vie humaine ne s’écrit pas noir sur blanc dans le contrat social d’une nation humaniste. L’avortement n’est pas une «valeur» à brandir comme un étendard dans une loi fondamentale. Ce sont donc les juges constitutionnels auxquels est revenu, lors de l’examen des dispositions législatives nationales qui le réglementent, la tâche ingrate d’interpréter les principes généraux en conciliant d’une part la liberté des femmes, d’autre part la dignité ou la vie de l’embryon. Ils ont chacun placé le curseur entre ces deux exigences…
