Comprendre l’explosion transgenre chez les adolescentes et les jeunes femmes - Par David C. Geary

La dynamique de leurs groupes amicaux, notamment dans le désir de s’intégrer et d’éviter les conflits, peut rendre les filles et les femmes particulièrement sensibles à la contagion sociale.


« Les hommes, on le sait bien, pensent en troupeau ; on verra qu'ils deviennent fous en troupeau, mais ils ne recouvrent leurs sens que lentement, et l'un après l'autre », affirmait l'écrivain et journaliste britannique Charles Mackay (1814-1889). Connaître l'extraordinaire porosité des humains aux croyances et aux comportements de leurs congénères, et en particulier des plus prospères et socialement visibles, permet de comprendre la diffusion de compétences et d'idées dans une population.
Un processus essentiel à la construction et au maintien des connaissances culturelles. Mais si cette sensibilité a ses avantages, elle peut toutefois s'accompagner d'un risque majeur : générer des hystéries collectives emportant tout sur leur passage.

Comme l'écrivait Charles Mackay, précurseur de l'étude scientifique de la « folie des foules » : « Nous voyons comment des communautés entières peuvent soudainement fixer leur esprit sur un objet pour en devenir folles ; comment des millions d'individus sont à même d'être simultanément captivés par une illusion qu'ils vont poursuivre jusqu'à ce que leur attention soit attirée par une nouvelle folie plus captivante que la première. »
Spirales périlleuses

La susceptibilité aux délires populaires a tout d'un universel humain, même si certains individus y sont plus sensibles que d'autres. Des illusions pouvant s'articuler autour d'à peu près tout ce que notre esprit peut concevoir, des combines pour faire fortune du jour au lendemain à la terreur de la possession démoniaque, en passant par des groupes d'étrangers que l'on pense vecteurs de décadence morale.