Pensez bien... Pensez mieux avec les nouveaux bulletins météo de France Télévision
Depuis [début mars 2023], sans augmentation de la redevance, France Télévisions offre à ses téléspectateurs une minute d’angoisse quotidienne. Cadeau ! Le bulletin météo des deux chaînes devient le “journal de la météo et du climat”.
NDLR : à partir de maintenant, les journalistes bien-pensants vont vous apprendre La Science :
… et votre argent (NDLR)
France Télévisions
Le bulletin météo de France 2 et France 3 se transforme à partir de lundi 13 mars pour devenir le “journal de la météo et du climat”, afin de mieux expliquer les conséquences du changement climatique sur le temps qu’il fait, a annoncé France Télévisions. Il s’agit “d’expliquer la météo autrement, pas juste de dire : ‘Il va faire beau demain ou il va pleuvoir’, mais expliquer pourquoi”, a déclaré à l’AFP le directeur de l’information du groupe public, Alexandre Kara, en soulignant que “la météo est la conséquence directe du climat”.
>> INFOGRAPHIES. Climat : fait-il chaud ou froid pour la saison ? Comparez la météo du jour à l’historique des températures des dernières décennies
En plus de la présentation classique de la météo, “il y aura des chiffres, des données, on pourra revenir par exemple sur les anomalies de température, sur la question des nappes phréatiques, ou encore expliquer la sécheresse hivernale”, a-t-il poursuivi.
Des bulletins météo rallongés
Dans un premier temps, ces informations supplémentaires seront surtout apportées dans les bulletins météo du soir sur France 2 et France 3, respectivement allongés d’une minute trente et plus de deux minutes. Les équipes répondront également aux questions des téléspectateurs et des internautes avec le mot-dièse #OnVousRépond.
A terme, le dispositif sera étendu aux bulletins de la journée. “Une de mes priorités a été de dire qu’on ne pouvait plus faire la météo comme on la faisait depuis qu’elle existe”, a-t-il souligné Alexandre Kara, en jugeant aujourd’hui “insupportable qu’on se réjouisse qu’il fasse 25 degrés à Biarritz en février sans expliquer pourquoi”.
“Développer et sacraliser ces rendez-vous”
La prise en compte des questions de climat est “un axe stratégique” global à France Télévisions, a insisté le directeur de l’information, faisant valoir qu’elles sont déjà présentes dans “l’offre d’info”, JT ou magazines. “On va continuer à développer et sacraliser ces rendez-vous”, a-t-il dit. Sur franceinfo.fr, il est désormais possible de consulter un tableau de bord inédit, mis à jour quotidiennement. Il permet de comparer la météo du jour à l’historique des températures des dernières décennies.
La question climatique influe sur l’organisation interne de France Télévisions.
“Sauf exception extrême d’actualité, il n’y aura plus d’utilisation de l’avion pour les reportages sur le territoire métropolitain. Nous allons demander à tout le monde de prendre le train”, a annoncé Alexandre Kara. De même, l’ensemble de la rédaction va suivre des formations climat et l’accent sera mis sur les économies d’énergie.
NDLR : vous pensiez mal ? Maintenant, vous penserez bien.
SOURCE : Climat et Vérité - Les bulletins météo sur France 2 et France 3 évoluent pour mieux expliquer le changement climatique (climatetverite.net)
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Sans augmentation de la redevance, France Télévisions offre à ses téléspectateurs une minute d’angoisse quotidienne. Cadeau !
À la traditionnelle séquence météo viennent désormais se greffer les 60 secondes tant attendues. L’apocalypse. Quand ? Pourquoi ? Comment ? Y aura-t-il des survivants ? Pour le savoir, voici le journal de la météo et du climat sur France 2 et 3. Nouveau décor, nouveau thermomètre, nouveaux nuages et un tableau de bord indiquant, en temps réel, la montée de la température de la planète « dues aux activités humaines depuis 1900 ».
Ah, nous ne sommes pas raisonnables. +1,187 497 864 degré centigrade. Mon Dieu ! Le compteur tourne. Pendant que la présentatrice de France 3 parlait, le chiffre a augmenté de deux cents millionièmes. 1,187 497 866 °C. Puis encore deux autres… 1,187 497 868 °C. À l’Élysée, Emmanuel Macron tance son ministre de l’Économie : « Enlève ton col roulé, Bruno, et regarde le journal de la météo et du climat. Ça se réchauffe à toute vitesse. »
Au mot près, les présentatrices respectives récitent le même texte. Deux salaires pour une prestation identique. Double dépense énergétique due à la consommation des projecteurs. La leçon de citoyenneté écoresponsable commence mal. « Augmentation des périodes de canicule, de sécheresse ou encore les graves incendies de l’été dernier… » La séquence débute dans l’allégresse. La dame de France 3 est vêtue de noir. En grand deuil de ce climat décédé dans la fleur de l’âge. Dieu merci, France Télévisions est là : « Chaque jour, nous répondrons à vos nombreuses questions pour comprendre comment s’adapter à ce climat qui change. » Rectificatif : il bouge encore. Comment s’adapter ? Chaque jour, les téléspectateurs gagnés par l’anxiété du bulletin précédent sauront comment faire baisser la température mondiale. Destruction de leur voiture, isolation du téléviseur… Dans une conférence, le créateur du bilan carbone Jean-Marc Jancovici déclare : « Les centrales à charbon dans le monde sont un plus gros problème que la totalité des moyens de transport dans le monde. » Si des téléspectateurs sont PDG d’une centrale à charbon, qu’ils n’hésitent pas à appeler France Télévisions. La dame en noir leur expliquera comment faire. Les robinets à fermer, les manettes à actionner…
Dans son bureau, le directeur de l’information est à cran : Il est « insupportable qu’on se réjouisse qu’il fasse 25 degrés à Biarritz en février sans expliquer pourquoi. » Dans une mer envahie par des particules de déchets plastique, des gens se baignent en plein hiver sans se poser la question majeure : pourquoi tant de degrés ?
En conclusion de cette séance d’incitation à la déprime collective, les deux chaînes se distinguent enfin. France 2 fait appel à un membre du GIEC pour enfoncer le clou final, tandis que France 3 consulte une climatologue. Rien ne va plus. La clim’ du studio a rendu l’âme, le décor vacille… Rendez-vous est donné pour la météo-climat du lendemain. Sous toutes réserves qu’une tornade vienne anéantir le bâtiment, une inondation, un incendie, une explosion du budget météo. Tout peut arriver.
Ah, nous ne sommes pas raisonnables. +1,187 497 864 degré centigrade. Mon Dieu ! Le compteur tourne. Pendant que la présentatrice de France 3 parlait, le chiffre a augmenté de deux cents millionièmes. 1,187 497 866 °C. Puis encore deux autres… 1,187 497 868 °C. À l’Élysée, Emmanuel Macron tance son ministre de l’Économie : « Enlève ton col roulé, Bruno, et regarde le journal de la météo et du climat. Ça se réchauffe à toute vitesse. »
Au mot près, les présentatrices respectives récitent le même texte. Deux salaires pour une prestation identique. Double dépense énergétique due à la consommation des projecteurs. La leçon de citoyenneté écoresponsable commence mal. « Augmentation des périodes de canicule, de sécheresse ou encore les graves incendies de l’été dernier… » La séquence débute dans l’allégresse. La dame de France 3 est vêtue de noir. En grand deuil de ce climat décédé dans la fleur de l’âge. Dieu merci, France Télévisions est là : « Chaque jour, nous répondrons à vos nombreuses questions pour comprendre comment s’adapter à ce climat qui change. » Rectificatif : il bouge encore. Comment s’adapter ? Chaque jour, les téléspectateurs gagnés par l’anxiété du bulletin précédent sauront comment faire baisser la température mondiale. Destruction de leur voiture, isolation du téléviseur… Dans une conférence, le créateur du bilan carbone Jean-Marc Jancovici déclare : « Les centrales à charbon dans le monde sont un plus gros problème que la totalité des moyens de transport dans le monde. » Si des téléspectateurs sont PDG d’une centrale à charbon, qu’ils n’hésitent pas à appeler France Télévisions. La dame en noir leur expliquera comment faire. Les robinets à fermer, les manettes à actionner…
Dans son bureau, le directeur de l’information est à cran : Il est « insupportable qu’on se réjouisse qu’il fasse 25 degrés à Biarritz en février sans expliquer pourquoi. » Dans une mer envahie par des particules de déchets plastique, des gens se baignent en plein hiver sans se poser la question majeure : pourquoi tant de degrés ?
En conclusion de cette séance d’incitation à la déprime collective, les deux chaînes se distinguent enfin. France 2 fait appel à un membre du GIEC pour enfoncer le clou final, tandis que France 3 consulte une climatologue. Rien ne va plus. La clim’ du studio a rendu l’âme, le décor vacille… Rendez-vous est donné pour la météo-climat du lendemain. Sous toutes réserves qu’une tornade vienne anéantir le bâtiment, une inondation, un incendie, une explosion du budget météo. Tout peut arriver.
