Jean-Louis Thiériot: «Pour un Nuremberg du communisme, enfin!»

Le député de la Seine-et-Marne, Jean-Louis Thiériot, regrette qu’il n’y ait pas eu de réprobation morale unanime du communisme.

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Apprendre l’histoire des crimes du communisme dans les livres est une chose. L’entendre de la bouche de ceux qui en ont souffert dans leur chair en est une autre. De retour des pays Baltes, de Pologne, de Roumanie et de République tchèque, où des missions de la commission défense m’avaient conduit, ce sont à chaque fois les mêmes souffrances que j’ai entendues de la bouche des parlementaires.

La grande histoire qui bégaye: l’occupation soviétique, l’annexion par l’URSS ou l’intégration forcée dans le pacte de Varsovie, une première fois en raison du pacte germano-soviétique de 1939, une seconde fois après 1945, le tout après avoir subi la botte nazie. La petite histoire qui est partout la même: un grand-père fusillé dans les forêts de Lituanie ou de Lettonie pour avoir rejoint les maquis des Frères de la forêt, qui ont tenu la dragée haute à l’Armée rouge jusqu’à la fin des années 1950, une grand-mère torturée dans les caves du KGB ou un grand-oncle déporté en Sibérie.