«L’Etat-nounou de Bruxelles menace la liberté en Europe» - Par Jason Reed

«La prolifération des réglementations, qui s’accélère à Bruxelles, a favorisé le Brexit et alimente désormais l’euroscepticisme dans d’autres pays. L’Europe devrait plutôt sauvegarder les libertés individuelles»


Jason Reed est chef de projet pour Young Voices Europe, une organisation à but non lucratif. Il est un commentateur politique britannique prolifique, avec des centaines d’articles publiés et des apparitions dans les plus grands médias britanniques.


En 2016, la Grande-Bretagne a surpris le monde entier en votant pour le Brexit. Les raisons étaient nombreuses, mais les dirigeants de l’Union européenne n’ont pas su identifier un facteur clé qui alimente l’euroscepticisme : l’Etat-nounou. Les restrictions liées au mode de vie et la surenchère réglementaire de Bruxelles échappent à tout contrôle.

Lorsque la vague populiste trumpienne a déferlé sur l’Europe, la plupart des pays de l’UE ont vu se renforcer des mouvements d’extrême droite comme la Ligue en Italie, l’AfD en Allemagne et le RN en France. Mais en Grande-Bretagne, les choses se sont déroulées différemment : plutôt que de voir émerger une nouvelle force électorale, nous avons voté pour sortir de l’UE.

Pourquoi ? Selon la campagne en faveur du Brexit (et le gouvernement depuis 2016), la Grande-Bretagne voulait « reprendre le contrôle de ses frontières, de sa monnaie et de ses lois ». Jusqu'à présent, le Brexit a peut-être coûté de l’argent à la Grande-Bretagne avec une perte de production — bien que les estimations varient énormément. Quant au ministère de l’Intérieur britannique, il peine à traiter les demandes d’asile des personnes qui traversent la Manche depuis la France.

La « réappropriation » des lois britanniques, en revanche, est plus simple. Après le Brexit, des milliers de lois de l’UE ont été temporairement maintenues pour assurer une continuité. Cette année, le gouvernement va les révoquer. Une révision aussi radicale que nécessaire : le volume de lois européennes inutiles est devenu écrasant. Pour réformer la politique, l’approche raisonnable consiste à les supprimer et à repartir de zéro.


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