Erdogan ou la politique étrangère des Frères musulmans et donc du Qatar... Par Hervé Ghannad
Actuellement, tous les regards sont focalisés sur "la bataille du non" que mène Erdogan pour empêcher la Suède et la Finlande de rentrer dans l'OTAN.
Ces deux pays, apeurés par l'agression russe en Ukraine, sont venus frapper à la porte du temple américain pour chercher "aide et protection", sans compter la Lituanie qui possède au sein de son territoire l'enclave russe de Kaliningrad (et qui a intégré l'OTAN en 2004). Que de raisons de se méfier de l'ours russe, si prompt à mordre et à griffer, comme en témoigne les nombreuses exactions commises par l'armée durant l' invasion ukrainienne.
Le front du refus turc repose sur une raison officielle, un profond désaccord qui porte sur deux faits majeurs irritant profondément le président Erdogan :
- le refus d'extrader des personnes liées au PKK, ce mouvement kurde considéré comme un groupuscule terroriste et dont le leader Abdullah Öcalan croupi à vie dans la prison d'Imrali ;
- le refus de la Suède d'exporter des armes vers la Turquie.
Ces deux éléments, l'un concernant la politique intérieure du pays, à savoir la lutte contre un mouvement régional, identitaire et indépendantiste -les Kurdes-, et l'autre, celui de renforcer une capacité de nuisance à l'extérieur - notamment en Syrie-, font que le Président Erdogan est vent debout face à la demande de la Suède ( mais aussi de la Finlande).
Existe-t-il une autre raison plus profonde ? Certainement...
