Violences au Stade de France : Ces événements révèlent un problème global de sécurité en France. - Par Daniel Riolo et Gilles-William Goldnadel
Contrairement à ce qu'affirment les autorités et la couverture médiatique qui en a été faite, les affrontements violents en marge de la finale de la Ligue des Champions, ce 28 mai, n'ont pas été causés par des supporters anglais, mais sont surtout l'œuvre de voyous. Ces événements révèlent un problème global de sécurité en France.
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Daniel Riolo: «Le fiasco du Stade de France n'a rien à voir avec les supporters anglais mais beaucoup avec des jeunes de cités»
LE FIGARO. - Gérald Darmanin a pointé du doigt ce samedi 28 mai dans la soirée l'attitude de «milliers de «supporters» britanniques sans billet ou avec des faux billets qui ont forcé les entrées» du Stade de France, leur faisant porter la responsabilité du chaos, le soir de la finale de la Ligue des Champions. Que vous inspirent ces propos ? Les supporters britanniques sont-ils responsables des événements ?Daniel RIOLO. - Il n'aura pas fallu très longtemps pour se rendre compte que tout ce qu'a dit le ministre après le match était complètement faux. Le problème, c'est que c'est en train de continuer: ce matin sur RTL, la ministre des Sports parlait de «fait générateur» avec des faux billets, à 30.000 40.000 exemplaires selon elle, ce qui est à nouveau archi faux. J'aimerais bien savoir quelle machine a fabriqué autant de faux billets… Je ne peux pas croire à ça ; tant qu'on ne me l'aura pas prouvé plutôt que dit, je n'y croirai pas. Donc entre le point A Darmanin et le point B Oudéa-Castéra, on prend la mesure pour l'instant du fiasco total au niveau organisationnel et, surtout, dans l'analyse de ce qui s'est passé. Entre les deux, il y a les témoignages: ceux qui y étaient, ceux qui racontent, des images, et on voit très bien que l'organisation était défaillante sur plusieurs aspects, notamment du fait de stadiers mal formés, incompétents, recrutés une semaine avant la rencontre via Facebook ; ce n'était même pas le niveau ligue 2 des stadiers ! C'étaient des jeunes des cités, qui étaient amis avec les agresseurs. C'était n'importe quoi. L'histoire des faux billets, je n'y crois pas: le tourniquet a bloqué après le premier faux billet qui est passé et ils ne se sont jamais remis en marche, d'où l'embouteillage monstrueux qu'il y a eu. Il y a dû avoir quelques centaines à peine de billets qui ont été fabriqués par les jeunes de cité qui les ont revendus à des Anglais.
Gilles-William Goldnadel: «Stade de France: ces vérités dérangeantes qu'on cherche à dissimuler»
Cannes sera toujours Cannes. Paris n'est plus Paris.En dépit d'un féminisme vétilleux, on n'a vu aucun problème à sélectionner le cinéaste Ladj Ly parmi les membres du jury. Et peu importe que celui-ci ait été condamné pour une méchante affaire de séquestration.
On n'a rien trouvé non plus à redire sur Houda Benyamina, réalisatrice de «Salam» mettant en valeur Diam’s, voilée de la tête aux pieds. Je n'ai personnellement rien à dire contre l'ancienne chanteuse qui semble avoir retrouvé la sérénité dans la piété.
Mais j'en ai déjà écrit beaucoup sur celle qui l'a mise en scène dans mon article dans ces mêmes colonnes le 27 février 2017. Admiratrice de Ramadan et de Malcolm X, Houdia Benyamina avait posté une caricature assez infâme d'un juif et d'un américain marionnettistes tirant les ficelles de l'état Islamique.
Il est vrai que le Festival, antiraciste évidemment, n'est pas très regardant quand les racistes ne sont pas blancs.
