Pour que le financement des retraites ne reste pas l’ennemi du pouvoir d’achat - Par Cécile Philippe
La retraite par répartition touche à ses limites car la pyramide des âges en France ne parvient plus à équilibrer le système. Pour rééquilibrer le financement et redonner aussi du pouvoir d’achat aux salariés, il nous faut instaurer davantage de retraites par capitalisation.
La question du pouvoir d’achat a occupé une place prédominante pendant la campagne présidentielle, notamment du fait d’un retour de l’inflation. Transitoire ou pas, elle est douloureuse pour nombre de Français ayant du mal à boucler la fin du mois. Les candidats se sont positionnés sur cet enjeu, avec des promesses plus ou moins réalistes. Mais aucun n’a fait le lien, pourtant incontournable en France, entre financement des retraites et pouvoir d’achat en berne. C’est pourtant là que les marges de manoeuvre sont possibles, et même nécessaires. Il est temps que notre président réélu connecte ces deux chantiers, en les traitant en profondeur.
Le choix du « tout répartition » pour financer les retraites en France a des répercussions directes sur le pouvoir d’achat. Financer les retraites quasi exclusivement par des transferts, déplace le pouvoir d’achat. En répartition, les cotisations des actifs sont transférées aux retraités. C’est un système qui ne crée pas de richesse, contrairement à la capitalisation, chère à Jean Jaurès , qui améliore le partage les profits au profit des salariés.
