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Richard Florida

Le propre des auteurs classiques, dit-on parfois, c’est que tout le monde les connaît, que tout le monde les cite mais que… personne ne les lit.
Il s'est fait connaître en développant le concept de « classe créative », qui désigne une population urbaine, mobile, qualifiée et connectée. Il a développé sa vision dans un livre devenu un best-seller aux États-Unis, The Rise of the Creative Class (2002). Cette classe se définit principalement par le Talent, la Technologie et la Tolérance.
Il a voulu démontrer qu'il existe une corrélation entre la présence de la « classe créative » dans les grandes villes et un haut niveau de développement économique. La classe créative est attirée par certains lieux de vie dont elle renforce encore l'attractivité. Ainsi se crée un cercle vertueux, le talent attirant le talent, mais aussi les entreprises, le capital et les services.
Dans ses écrits et dans son activité de conseil, Florida conseille aux villes d'Amérique du Nord de chercher d'abord à retenir les talents, plutôt que de construire des infrastructures coûteuses et des centres commerciaux. La présence de la classe créative est le meilleur atout dont puisse disposer une ville, car c'est elle qui la rend attractive, favorise un brain drain en sa faveur et assure le renouvellement de son économie. Dans The Rise of the Creative Class (2002), Richard Florida cite le PDG de Hewlett-Packard, Carly Fiorina, s'adressant aux maires des grandes villes : « Gardez vos incitations fiscales et vos échangeurs autoroutiers, nous irons là où sont les gens hautement qualifiés » (« Keep your tax incentives and highway interchanges, we will go where the highly skilled people are ») (voir infra, p. 6). 

À partir de ces théories sur l'importance des classes créatives, Richard Florida a analysé l'effet de la mondialisation sur l'espace non pas comme lissage du monde (thèse que défend notamment Thomas Friedman), mais bien au contraire comme une augmentation des contrastes à tous les niveaux. La clef de la réussite actuelle réside dans la maîtrise des classes créatives et dans la société du savoir. C'est dans ce domaine que les pays les plus développés, principalement ceux de la triade renforcent leur domination. La mondialisation contribue donc selon lui à renforcer la polarisation à toutes les échelles.
Cette vision du monde actuelle est partagée par de nombreux géographes, notamment en France le spécialiste de la mondialisation Laurent Carroué.



Les villes les plus en pointe technologiquement sont les plus multiculturelles.




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