Mise en examen de Richard Ferrand : une simple diversion ?
Or donc, Richard Ferrand a été mis en examen pour « prise
illégale d’intérêts ». Immédiatement, dans la sphère politique et médiatique
chacun y est allé de son petit commentaire. Les uns, oubliant les leçons qu’ils
nous avaient données concernant la nécessaire restauration de la morale
publique, assurent le président de l’Assemblée nationale de leur confiance et
de celle d’Emmanuel Macron. Pendant que dans l’autre camp on en profite avec
gourmandise, incapable de mesurer que les ennuis judiciaires, c’est chacun son
tour. De toute façon, le déferlement de commentaires, nourris en général d’ignorance
et de mauvaise foi, n’aura aucune autre conséquence que de contribuer à la
disqualification de la Justice française.
On s’autorisera cependant ce quelques observations relatives
à ce nouvel épisode qui ressemble quand même à une petite opération de
diversion concomitante aux débats qui entourent la très prochaine convocation
de Jean-Luc Mélenchon devant le tribunal correctionnel pour les faits survenus
lors du raid judiciaire dont La France Insoumise avait été victime le 16 octobre dernier.
