État de droit ou état d’iniquité ? - Par Guillaume Bigot

Dans un pays où la classe dirigeante n’a que l’État de droit à la bouche, que reste-t-il de l’État et que reste-t-il du droit ? Plus grand-chose, ou bien un état d'iniquité, répond Guillaume Bigot.


Après l’agression sexuelle d’une fillette de 6 ans, les défenseurs outragés de l’État de droit se sont déchaînés contre son père qui a tabassé l’auteur des faits avant de le remettre à la police. Selon eux, l’infamie n’était pas dans les sévices endurés par l’enfant mais dans la vengeance exercée par son géniteur.

Pourquoi de plus en plus de nos compatriotes en sont-ils réduits à se faire justice eux-mêmes ?

Les pleureuses de l’État de droit ont, à juste titre, déploré qu’un citoyen se fasse justice lui-même, tout en se gardant bien de se demander pourquoi de plus en plus de nos compatriotes en étaient réduits à ce genre d’extrémités. La même semaine, horripilés par un sit-in de militants écolos sur une autoroute parisienne, des automobilistes les ont dégagés à la force du poignet. Quelques jours plus tôt, des habitants du quartier de la Guillotière, à Lyon, défilaient pour afficher leur détermination à se défendre par leurs propres moyens. Leur mouvement fait écho à ceux de riverains de la porte de la Chapelle qui s’organisent pour refouler les dealeurs.