Petite chronique de l’énergie - Par Daniel Fischer & François Henimann & Yves Buchsenschutz

Avec près de la moitié de ses réacteurs à l’arrêt et des risques sérieux de coupure d’électricité cet hiver, la filière nucléaire française est en crise et ce n’est pas un hasard.


Lors de la construction du parc électronucléaire français, EDF en tant qu’architecte industriel, a fait évoluer les centrales à partir d’un modèle existant en améliorant les performances et la sûreté ; ceci jusqu’au démarrage de Civaux 2. Ensuite EDF travaillait sur un modèle de réacteur de 3ème génération appelé le REP 2000.
Le pouvoir politique a alors décidé d’abandonner ce modèle et de faire réaliser un réacteur commun franco-allemand appelé l’EPR combinant à la fois les concepts français d’EDF-FRAMATOME et allemand avec SIEMENS et répondant aux exigences de sûreté des autorités françaises et allemandes (y compris en prenant en compte l’attentat du 11-09-2001 aux USA). Ceci dans le but d’avoir un modèle « certifié Européen » pour pouvoir le proposer sur le continent et au-delà.
Evidemment ce modèle est devenu beaucoup plus complexe qu’une simple évolution de nos réacteurs REP et entre-temps Framatome était devenu AREVA ce qui n’a rien arrangé.