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Combien de fois la mort de l’Amérique n’a-t-elle pas été prononcée ? Après l’éclatement de Bretton Woods (1971), après leur déroute du Vietnam, à la fin des années 1970, après la terrible prise d’otage de leur ambassade en Iran, etc. 2001 devait marquer la fin de l’Empire américain. Puis vinrent les annonces des États désunis, fragmentés, soumis aux oppositions ethniques et politiques. L’euro devait concurrencer le dollar et tailler des croupières à sa domination économique. Après le départ précipité d’Afghanistan (2021), la Russie devait occuper l’espace laissé vacant. Bien sûr les États-Unis ont leur fragilité, leurs failles, leurs difficultés, mais ils sont toujours les premiers. C’est eux qui assurent la sécurité de l’Europe, via l’OTAN. C’est vers eux que se tournent les Européens apeurés par le voisin russe. Chez eux, même face au wokisme, il est possible d’exprimer une pensée contradictoire, d’avoir des débats d’idées, de créer des écoles et des universités, de disposer d’une certaine liberté de la presse. Ce qui n’est pas possible dans beaucoup d’autres pays hors de la sphère occidentale. L’annonce du déclin de l’Empire américain ne relève-t-elle pas d’une paresse intellectuelle, celle qui refuse de penser les changements et de s’y adapter ? Oui, les États-Unis ne possèdent plus, comme en 1945, les trois quarts de l’or mondial. Mais ils ont Google et Facebook. Ce que l’on nomme trop vite déclin n’est-il pas simplement une évolution et une transformation de la puissance ?