Nourrir l’humanité, de Malthus à 2050 - Par Yves Montenay

Le XVIIIe siècle se termine mal : émeutes déclenchant la révolution française et les réflexions de Malthus sur une famine inévitable. Depuis, deux camps s’affrontent : les malthusiens et les technos-optimistes qui pensent que tout problème a des solutions techniques…


L’objet de cet article est de tirer les conséquences de plus de deux siècles d’histoire, en analysant concrètement les données du problème et en rappelant les évolutions techniques.

L’alimentation dépend du nombre d’hommes à nourrir, de la productivité agricole et de ses composants, comme le dérèglement climatique.

Nous allons successivement aborder ces trois points.
Rappel rapide de la démographie mondiale

L’argument clé de Malthus était que la population avait « une croissance géométrique », on dirait aujourd’hui exponentielle.

Sa faiblesse était qu’il supposait un rythme constant, alors que l’histoire nous a montré que ce rythme, qui reflète la différence entre la fécondité et la mortalité, pouvait considérablement varier … et même mener à une diminution, comme c’est le cas dans de nombreux pays actuellement.